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Nakama's Angelic Boys' Fantasy - Fanfic PoT

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Retour à l'accueil Angelic Boys' Fantasy

Disclaimer : Prince of Tennis et ses persos sont à Takeshi Konomi, tout le monde le sais. Je ne fais aucun profit blabla etc.
Pairing principale : Tezuka x Oishi pour l’instant.
Note : C’est la suite du "désarrois de Kikumaru". À un moment je parle de vouvoyer, évidemment ça n’existe pas en japonais, mais on imagine un truc du genre pour montrer du respect quoi. Du genre ajouter –san alors que d’habitude le nom suffit.
Oh, et entre parenthèses c’est les pensées.


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Partie B
Fuji à l’attaque.



- Tezukaaaaa !

Le capitaine ignora la voix qu’il entendait trop souvent à son goût l’interpeller ces derniers temps. Fuji le rattrapa dans la foule d’élèves qui sortaient de cours et se dirigeaient vers leurs clubs respectifs.

- Ne m’ignorez pas capitaine s’il vous plait.
- Tu pouvais attendre qu’on soit au club pour me parler.
- On peut y aller ensemble non ?
- ......Tu ne perds jamais espoir.
- Jamais !

Comme à son habitude, Fuji avait un grand sourire sur les lèvres. Il aimait bien le vouvoyer pour l’embêter. Il aimait bien embêter tout le monde mais c’est une autre histoire... Il avait trouvé une nouvelle excuse pour parler un peu seul avec lui avant d’aller au club car il savait très bien que pendant les entraînements le capitaine ne laissait jamais le temps à personne d’en placer une. Quand il ne s’éclipsait pas volontairement pour ne pas avoir à parler. Mais il aimait ce coté de Tezuka aussi. Toujours calme, posé et réfléchi. Solitaire. Non, plus vraiment maintenant... Il avait Oishi...qui traînait toujours dans ses pattes. Mais Fuji s’en fichait royalement. Il avait décidé de passer à l’attaque.
Parce même si Oishi avait déjà gagné le cœur de leur capitaine, il voulait tenter.
Parce qu’il ne s’imaginait avec personne d’autre.



_______________________________________



Kikumaru entra sur le terrain de tennis, la mine complètement défaite. Il ne se remettait pas vraiment de l’événement auquel il avait assisté quelques jours auparavant. Oishi avait tenté de ne pas redevenir distant mais Kikumaru le fuyait souvent en le voyant s’approcher.
Étant donné qu’il arrivait en retard, comme souvent ses temps ci, il se dirigea directement vers le capitaine de l’équipe.

- Combien de tours ?
- ......
- Tezuka ?
- Va t’asseoir, je t’appellerais quand tu auras un match à jouer.
- Je ne suis pas puni pour mon retard ?
- Vu ton état récemment, je sais que c’est inutile.

Kikumaru lança un regard noir à son capitaine.

- ...Qu’est-ce qu’il a mon état ?
- Depuis que tu nous as vu ce jour là, tu ne parles plus à personne. Et tes qualités au jeu se sont encore affaiblies. Il est évident que ça ne t’es pas indifférent. Faire des tours de terrains ne te changera pas les idées, c’est donc inutile. Ce n’est pas un problème de discipline mais de concentration.

Les mains sur la tête, le petit brun regarda ailleurs en ajoutant ironiquement :

- ...Comme si c’était de ma faute...
- Je me suis déjà excusé.
- Justement, je ne comprends toujours pas de quoi tu t’excuses. Oishi t’aimes, c’est pas de ta faute.
- Je m’excusais de t’avoir imposé ce spectacle. Je n’aurais jamais dû aller aussi loin dans l’enceinte de l’établissement.
- ...... (Ça veut dire que en dehors vous allez aussi loin voir plus...? ) Bah, pour ce que ça change...

Tezuka s’arrêta là. Il n’avait plus rien d’utile à dire. Il voulait ajouter que l’attitude de Kikumaru touchait celle de tous les joueurs, en particulier celle d’Oishi, mais à quoi bon le dire. Kikumaru le savait sûrement, et si Tezuka le lui rappelait le jeune ne ferait que culpabiliser plus encore, voir l’énerver.

- Tezukaaa !

Tezuka se tourna vers la voix de Fuji qu’il reconnaissait.

- (Que me veut-il encore ?)
- J’ai fini mon match, tu notes le score ?
- Non, c’est Oishi qui s’occupe de ça. Va le lui communiquer.
- Oh, il est déjà au courant. Je pensais que c’était toi...<3

Kikumaru avait compris que Fuji avait fait exprès et voulu les laisser seuls. Mais ce dernier l’interpella.

- Eiji, tu joues avec moi, je n’ai plus de maaaatch !
- Moi ? ...Bah c’est pas que j’ai pas envie mais heu...
- Quoi, tu n’as rien à faire, si ?
- Mais j’ai pas envie de me faire latter par toi d’entré de jeu. Je viens d’arriver et je ne me suis même pas échauffé et...
- Tu viens seulement d’arriver ?! Mais tu es super en retard aujourd’hui !
- Oh, ça va ! N’en rajoute pas ! Tezuka m’a dit de m’asseoir, alors je m’exécute. S’il veut qu’on joue, il le dira.

Fuji souri en regardant son ami s’éloigner vers un banc. Il aurait voulu jouer tout un match avec lui pour lui changer les idées, mais il était heureux d’avoir pu le distraire au moins un instant. Tezuka l’avait compris et le remercia intérieurement mais il allait bientôt regretter de l’avoir trouvé gentil.

- Et vous capitaine, vous ne voulez pas ?
- ...Quoi ?
- Jouer avec moi pour me distraire... Tout les autres sont occupés, je m’ennuie...

Quand Fuji le vouvoyait, Tezuka savait qu’il devait tout prendre au second degrés, aussi il refusa.

- S’il te plait Tezuka ! En plus tu sais très bien que je les bats tous en moins de deux, il n’y a que toi qui fasses le poids face à moi !
- J’ai dit non.
- Bon, alors je peux rentrer chez moi... Je m’ennuie trop, je n’ai rien à faire... Oh je sais, je vais traîner avec Eiji, on va discuter en regardant nos joueurs préférés !
- Ça suffit Fuji, je sais que tu n’as pas autant besoin de t’entraîner que les autres mais ce n’est pas une raison pour donner le mauvais exemple.
- Alors donnes moi quelque chose à faire.

Tezuka commençait à en avoir plein les oreilles des plaintes de Fuji. Il dû trouver une solution pour le faire taire, voir pour le faire disparaître de sa vue, et vite.

- ......Tu n’as qu’à jouer contre l’un de ceux qui n’ont pas de match. Inui surveille les jeunes et Oishi s’occupe des scores. Demande à Kikumaru de remplacer celui contre qui tu te battras.
- Vraiment ? Je peux choisir ?

Un regard illuminé accompagnait sa voix enjouée. Tezuka regretta aussitôt de lui avoir laissé le choix. Il ne faisait aucun doute que Fuji allait défier Oishi, Tezuka n’y avait pas pensé. Il voulu rectifier son ordre mais Fuji le fixa avec un sourire en coin.

- Réfléchissons... Eiji ne serait pas efficace pour remplacer Inui... puisqu’il faut repérer les données des jeunes joueurs et les répertorier... C’est quelque chose que seul Inui sait faire, n’est-ce pas Tezuka ?
- ......

Comment avait-il fait pour se laisser piéger aussi bêtement, le capitaine l’ignorait. Exaspéré par le rouquin, il avait parlé trop vite. Il aurait dû le laisser rentrer chez lui, c’est là qu’il aurait été le mieux.

- Tu peux toujours changer d’avis, c’est toi le capitaine. Tu acceptes que je me batte contre Oishi ? Ou alors on joue ensemble, comme tu veux.

Après un silence, Tezuka soupira.

- Laisse Oishi tranquille.
- Cool ! Un match contre mon capitaine préféré !
- Ne te réjouis pas, tu m’as tellement énervé que je ne te ferais pas de cadeau.
- Je savais que tu accepterais.



_______________________________________



Depuis son banc, Kikumaru regardait les matches distraitement, essayant de s’arrêter le moins possible sur Oishi pour ne pas repenser à ce qui s’était passé l’autre jour. Soudain Fuji passa devant lui l’air tout joyeux. Il le regarda surpris et l’interpella.

- Fuji ? Qu’est-ce qui te met de si bonne humeur ?
- Je viens de jouer avec mon Tezuka-buchô préféré~~~
- "Ton Tezuka-buchô préféré" ?
- Oui, c’est celui qui est énervé par mon attitude.
- Ah...... T’es un peu maso sur les bord toi...
- Arrêtes, tu vas me faire rougir.
- Et tu l’as battu ?
- Non. Mais je m’en fiche, je me suis bien amusé. Maintenant je vais me battre contre Oishi.
- Vous avez un match ?
- Je ne sais pas, mais comme il n’a pas joué du tout, il serait temps...

Kikumaru se leva de son banc pour rattraper son ami s’éloignant progressivement. Il attrapa son bras gauche pour l’arrêter.

- Fuji, ne l’embêtes pas s’il te plait !
- Quoi, toi aussi ?
- Moi aussi ??
- Tezuka aussi voulait que je le laisse tranquille...
- Tch ! Pour une fois qu’on est d’accord...
- Ce n’est pas le seul point sur lequel vous êtes d’accord...
- Oh, tais-toi ! C’est exactement ce que je veux éviter. Je ne veux pas que tu lui dise n’importes quoi pour le déconcentrer.
- Je ne lui dirais rien, je veux juste le battre.
- Vraiment ?
- Vraiment. Tu n’as qu’à venir tu verras.
- Bon...

Kikumaru suivi Fuji jusqu’au vice-capitaine. Même si c’était son meilleur ami, il ne lui faisait qu’à moitié confiance. Une fois arrivé à destination, Kikumaru n’osa plus regarder Oishi. Il se cachait derrière Fuji qui négociait un match, et jetait de rapides coup d’œils de temps à autres. Qu’il était beau avec son sourire magique. Ce sourire revenu avec Tezuka...

- Toi aussi Eiji.

Subitement forcé de sortir de sa rêverie, Kikumaru répondit sans oser lever les yeux. Son partenaire de double lui parlait d’une voix douce au possible.

- ...Quoi...?
- Tu as un match. Tu peux jouer ?
- Oui, je suis prêt.
- Terrain D contre Momoshiro.
- D’accord.

Il avait accepté sans grande motivation. Il aurait préféré surveiller le match que Fuji avait obtenu contre Oishi. Mais ça n’aurait fait que le faire ressasser ses mauvaises idées, et il avait besoin de distraction.

- Eh ! C’est moi qui devais jouer contre Momoshiro !
- Tu pourras jouer plus tard Echizen. Occupe toi des scores à ma place.
- Mais c’est mon dernier match. Je voulais en finir vite pour être libre.
- Eiji et moi avons 6 match de retard. Il faut qu’on commence à jouer.
- ...... ah parce que Eiji-sempai joue aujourd’hui ?
- OCHIBI !! Ça veut dire quoi ça ??
- Rien, j’ai rien dit...
- Un peu de respect pour ton sempai toi ! Tu seras le prochain alors prépare toi à perdre!

Kikumaru attrapa Echizen par la nuque et le colla comme il ne l’avait pas fait depuis longtemps. Fuji sourit encore en voyant son ami retrouver son énergie. Mais il sourit encore plus en voyant qu’Oishi aussi affichait également un grand sourire en regardant son coéquipier. Il ne savait pas encore quoi, mais il fallait qu’il trouve quelque chose pour les pousser dans les bras l’un de l’autre.


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- Tezuka !

"Encore cette voix" pensa l’interpellé. Qu’est-ce qu’il était venu faire jusque dans le bureau ? Tezuka se retourna en jetant un regard interrogatif et montrant qu’il était plutôt irrité d’être dérangé. Fuji boitait en se tenant au mur.

- Je suis blessé.
- Et l’infirmerie ?
- C’était fermé...
- ...... (si tôt...?)
- J’ai pensé qu’il y avait peut-être une trousse de secours ici...
- ......
- Tu ne m’aides pas ? Je suis venu jusqu’ici tout seul, je souffre...
- Tu n’avais qu’à te faire accompagner.
- Méchant !

Il n’allait pas se faire accompagner, il voulait être seul avec Tezuka. Ce dernier s’approcha et proposa sa main pour l’aider à aller s’asseoir. Fuji s’empressa d’accepter, mais il ne se contenta pas de la main et s’agrippa à tout le bras. Une fois le blessé assis, l’autre dégagea son bras et alla sortir une trousse de secours. Il nota que le grand sourire habituel était toujours là malgré la soi distante blessure. Il déposa la trousse sur la table, mis une chaise en face de Fuji et s’y installa, le tout en gardant son air septique.

- Je savais que tu avais tout ce qu’il fallait.
- Donc c’est à gauche. Cheville ? Genoux ?
- Ma cheville. Mais laisse moi, je peux m’en occuper seul.
- ......Quelque chose à cacher...?

Tezuka était persuadé que Fuji jouait la comédie. Le rouquin fit mine de paniquer, tentant d’empêcher le capitaine de découvrir sa jambe.

- Non, rien du tout, mais je n’ai pas besoin que tu fasses ça.
- Alors laisse moi voir.

Tezuka réussi à dénuder la cheville en question et fut surpris de constater qu’elle était vraiment rouge et enflée. Pas excessivement, mais tout de même assez pour l’empêcher de marcher sans doutes. Il l’effleura de ses doigts pour voir son état.

- Aah !
- À ce point mal ?
- Non, c’est le froid qui m’a surpris.
- Comment est-ce arrivé ?
- J’ai perdu l’équilibre bêtement. J’étais distrait, je me battais contre Oishi.
- ......

Tezuka commença à se demander s’il n’avait pas fait exprès de se blesser.

- J’aimerais bien que tu fasses attention. Comment on fera pour le tournoi s’il nous manque un élément aussi important que toi ?
- Oh, incroyable, tu admets que je suis important.
- Pour l’équipe, oui.

Fuji garda son sourire malgré la réplique de Tezuka. Il admira les mains qui déroulaient du bandage autour de son pied tout en maintenant la cheville en place. Il avait de belles mains. Pas comme ses propres mains, fines et douces, non. Celles de Tezuka étaient grandes et ferme, légèrement rugueuses... Et il rêvait de les voir posées ailleurs que sur sa cheville. Une fois terminé, Tezuka se releva en remplissant la trousse de ce qu’il n’avait pas utilisé.

- Je veux que tu ailles à l’hôpital vérifier qu’il n’y a rien de grave. Et interdiction de reprendre l’entraînement sans autorisation.
- À vos ordres capitaine !
- Tu peux marcher ?

Fuji se leva sur une jambe et tenta de prendre appuis sur l’autre. Mais aussitôt une douleur l’empêcha de continuer. Il cria un peu plus qu’il n’en avait besoin, espérant que Tezuka s’inquièterait. Mais pas le moindre mouvement de sourcil. C’était désespérant.

- Laisse tomber, si tu ne peux pas...
- Tu travaillais, je ne veux pas te déranger plus longtemps.

Fuji tenta de marcher encore et cette fois il eu vraiment mal au point de tomber dans les bras de Tezuka qui se trouvaient non loin de là. Il les avait un peu visé, c’est vrai. Mais il s’y sentait si bien qu’il ne voulait plus les quitter.

- Tu dois penser au tournoi à venir... Ne te force pas, reste là si tu as vraiment mal.

Le tournoi ! Il n’avait donc que ce mot à la bouche ? Que cette idée en tête ? Fuji n’était-il qu’un joueur de l’équipe ? Le Tensai ? Il en avait marre d’en être réduit qu’à cela.

- Hmm, j’ai mal, ça oui...
- Rassied toi.
- ...mais pas là où tu crois.

Fuji leva la tête vers Tezuka, ignorant son conseil. Il ne pensait pas agir de cette manière mais au point où il en était, il n’avait plus envie de réfléchir à une tactique. Il se mis sur la pointe du pied utilisable, puis avec son sourire à moitié effacé approcha son visage de celui de Tezuka qui le regardait avec surprise. Il ne bougea pas, pensant que Fuji se moquait de lui et n’irait pas jusqu’au bout. Mais quelques seconde plus tard, leurs lèvres étaient effectivement en contact... et Tezuka réagi tout aussi peu. Il ne réalisait pas vraiment ce qui se passait, ou bien il ne voulait pas y croire. Il ne repoussa pas Fuji avant de sentir sa langue aller un peu trop loin. Il recula, laissant le blessé sans appui retomber sur sa jambe douloureuse puis se rattraper sur la chaise derrière lui. Ce dernier laissa échapper un cri qui inquiéta presque le capitaine. Car cette fois c’est lui qui l’avait poussé, il ne voulait pas être responsable de sa douleur.

- ...Ça va ?
- Non... j’ai mal.
- Désolé. Mets ton pied sur cette chaise et ne bouge plus.
- Ça ne soignera pas mon cœur.
- ......

Tezuka croisa le sourire habituel de Fuji, légèrement méchant sur les bord... mais moins naturel que d’habitude, comme s’il voulait cacher sa douleur d’avoir été repoussé. Tezuka ne savait pas quoi dire. Il savait rarement quoi dire mais plus encore en présence de Fuji. C’était un être fourbe qui cachait ses pensées derrière ce sourire infini. Tezuka n’aimait pas ça. Il aimait Oishi car il était facile à comprendre. Il était simple, direct et naïf. Tout le contraire de Fuji.

- Retourne à ton travail vas, ne te dérange pas pour moi...

Tezuka l’observa en hésitant mais il ne voyait pas quoi faire d’autre, il fini donc par l’écouter.


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- Encore absent ! Quel fainéant ce Fuji, il se croit tout permis à cause de ses capacités...
- Momoshiro, je t’ai dis qu’il s’était vraiment blessé, Tezuka me l’a dit.
- Mon œil ouai ! T’as vu comment il est tombé, il était juste devant toi ! Ne me dit pas que tu y as cru.
- Non, mais Tezuka a dit que...
- Allez, allez, ça suffit avec Tezuka maintenant. Dès que vous êtes séparés tu parles de lui tout le temps.
- Momoshiro...

Alors que son prochain adversaire riait de plus en plus fort, Oishi se sentit rougir plus qu’il ne le devait. Il détourna le visage pour essayer de se cacher et remarqua Tezuka revenant en les fixant étrangement.

- Vous disiez ?

Le rire s’arrêta instantanément et son émetteur fit volte face subitement.

- Aah ! Tezuka !!
- Momoshiro, 20 tours de terrains.
- Hé ?! Mais pourquoi ?
- Parce que tu parlais. 30 !
- Quoi ?!! Mais et Oishi alors !
- Tu en veux 40 ? Oishi, 20 parce que tu parlais.

Oishi souris intérieurement et s’en alla faire ses tours de terrains sans un mot. Ça le faisait rire oui, car c’était rare que ça lui arrive. En tant que vice-capitaine, il fallait montrer l’exemple, ne pas faire de bêtises. Et s’il en faisait, il fallait assumer.

- ......Je le crois pas, le favoritisme...
- Tu en as eu 10 de plus parce que tu discutes les ordres.
- ......(mais oui, c’est ça...)

Momoshiro exécuta à son tour les ordres du capitaine. Ce dernier était de plus en plus facilement irritable. Tezuka lui même s’en était rendu compte et mettait ça sur le compte du stress. Chaque membre de l’équipe était important pour pourvoir participer au tournoi dans de bonne conditions, or Kikumaru était plutôt déstabilisé depuis un bout de temps, et Fuji était carrément blessé. Et avec le tournoi qui approchait à grands pas, tout cela n’avait rien de rassurant. Oishi revint tout sourire, quoiqu’un peu essoufflé, de ses tours de terrains et se posa sur le banc à coté de Tezuka.

- Il paraît que Fuji ne vient même plus en cours... Pour le club je comprends, mais les cours quand même... Il est peut-être un génie en cours aussi, il faut que je demande à Eiji...
- ......
- Tu crois que quelqu’un lui ramène ses devoirs ?
- Kikumaru ?
- On va en ville ensemble après le club ces temps-ci, il n’y a sûrement pas pensé.
- ......
- Je me demande si quelqu’un d’autre de leur classe s’en occupe... Je vais me renseigner tout à l’heure.
- ......
- Dis, tu veux pas échanger des balles avec moi ?
- Tu as un match contre Momoshiro.

Ils louchèrent vers le joueur en question qui commençait à ralentir sa course puis se regardèrent mutuellement.

- Aller... En attendant qu’il finisse...
- Bon, d'accord.


_______________________________________



En se retrouvant devant chez Fuji, il s’arrêta avant de sonner, hésitant à manifester sa présence. Comment en était-il arrivé à une situation pareille ? Il repensa à se qui s’était passé un peu plus tôt.

- Tezukaaa !
- Qu’est-ce qui t’arrives à m’appeler comme ça ? On dirait Fuji...
- Ah ? J’ai besoin que tu me rendes un service.
- Lequel ?
- J’ai des choses à acheter en ville, c’est très urgent. Mais j’ai un problème.
- Tu veux de l’argent ?
- Ah, non non, surtout pas ! En fait je ne pourrais pas apporter ses devoirs à Fuji, donc...
- C’est toi qui t’occupes de ça ?
- Oui, c’est une personne de sa classe qui me les donne et je les lui apporte. Mais ce soir je ne peux vraiment pas, en plus j’ai un livre à acheter pour mes cours. S’il te plait, remplaces moi.
- Cette personne ne peut pas lui apporter elle même ?
- Les autres élèves ne savent pas où il habite.
- Kikumaru est dans sa classe non ? C’est lui qui devrait s’en occuper, pas toi.
- Mais Eiji vient avec moi en ville, on doit acheter des livres pour lui et Fuji aussi.
- ......
- C’est de ma faute, j’ai repoussé et repoussé mais si je n’ai pas mon livre pour demain je vais me faire tuer par la prof. S’il te plait Tezuka, acceptes !

Tezuka était complètement aberré. Évidemment c’était tout Oishi... Il demandait ça innocemment, mais s’il avait remarqué que Fuji courait après Tezuka, il aurait sûrement demandé à quelqu’un d’autre de lui rendre ce service. La naïveté d’Oishi l’énervait pour une fois. Il soupira et essaya de sourire.

- Entendu. Mais c’est la dernière fois que tu me fais faire ça.
- Merci, tu me sauves la vie ! Tiens, voilà...

Tezuka regarda son petit ami sortir les affaires à remettre à Fuji en écoutant toutes les instructions qu’il lui donnait. Il avait l’air très heureux. Était-ce parce qu’il lui enlevait une épine du pied, ou bien la perspective de sortir avec Kikumaru ?
Les explications terminées, Oishi vérifia autour d’eux qu’ils étaient seuls avant de déposer un baiser rapide sur les lèvres de Tezuka.

- Pas ici !
- Il n’y a personne, ne t’inquiètes pas.
- Quand même...
- J’y vais, je suis déjà en retard. Je t’aime.
- ......

Il ne répondit rien car il ne se sentait pas en sécurité à l’école pour dire une chose pareille. Il rangea les affaires qu’il devait porter à Fuji dans son sac et parti à son tour.


_______________________________________



*ding dong*
- Tezuka ? Que viens tu faire chez moi ?
- Rien de ce que tu penses.
- Quel dommage.

Fuji souri. Tout s’était passé comme prévu apparemment. Il avait poussé Eiji à dire qu’il s’était trompé de dates et qu’il leurs fallait les livres plus tôt que prévu. Juste quand Oishi avait besoin de livres aussi.
Son expression se changea en surprise lorsque Tezuka lui tendit ses devoirs à bout de bras, l'air pressé de partir.

- Tu ne veux pas entrer ?
- Je ne veux pas te déranger.
- Mais qui va m’expliquer ce qu’il y a à faire ?

Le capitaine lança un regard noir à Fuji avant d’accepter par obligation. Il se déchaussa et suivi Fuji qui se dirigeait vers sa chambre. Il marchait lentement avec des béquilles.

- Ta cheville va mieux ?
- Ça va. Je garde les béquille juste en prévention, mais je n’ai presque plus mal.
- Tant mieux, comme ça...
- "...comme ça tu pourras jouer au tournoi." C’est bien ça ?

Il jeta un coup d’œil en arrière, surprenant le visage étonné de son capitaine.

- C’est ça, oui.
- Évidemment... tu ne pouvais pas t’inquiéter sincèrement pour moi...Tu veux quelque chose à boire ou à manger ?
- Ça ira.

Ils entrèrent dans la chambre et Fuji invita Tezuka à s’asseoir sur le lit. Il prit la chaise de son bureau et l’approcha du lit avant de s’installer.

- Je suis prêt, raconte moi ce que je dois faire.
- D’abords, j’aimerais bien savoir quelque chose. C’est Kikumaru qui devrait faire ça. Pourquoi as tu accepté qu’Oishi vienne tous les jours.
- Tu sais bien qu’Eiji est déprimé en ce moment, à cause de votre histoire avec Oishi. Laisse le donc destresser un peu si tu veux qu’il soit prêt pour ton cher championnat.

Fuji répondit un air ironique sur le visage et en l’entendant, Tezuka lança un regard noir. Encore une excuse !

- Puis-je savoir en quoi ça le destresse ?
- C’est mon meilleur ami. S’il venait ici, de quoi on parlerait d’après toi ?
- ......
- Ni de tennis, ni de devoirs. Je vais te le dire, on parlerait d’Oishi et de toi, donc ça ne ferait qu’empirer les choses. Tu n’y avais pas pensé avoue.
- Ça va, j’ai compris. Mais pour acheter des livres, ils n’ont pas besoin d’y aller à deux. Oishi aurait pu venir ici et Kikumaru se serait occupé des livres de tout le monde.
- C’est vrai tient, je n’y avais pas pensé... peut-être que ça leur faisait plaisir d’y aller ensemble...
- Fuji, tu es vraiment l’être le plus fourbe que je connaisse.
- Merci du compliment.

Tezuka n’aimait décidément pas Fuji. Mais d’une certaine façon, leurs accrochages lui avait manqué. Et ils étaient la preuve que Fuji allait bien, ce qui rassurait le capitaine.




Nakachan
(juin 2004 - février 2005 ^^ ;; )

Commentaire : Comme titre de cette partie j’avais pensé à "la défaite de Fuji" mais finalement j’ai gardé ma 1ère idée pour ne pas dévoiler la fin d’entrée ^^ Et comme je trouve que cette partie est nulle, j’attends vos critiques avec joies ! Je veux savoir ce que j’ai fait de si mal, j’arrive pas vraiment à définir pourquoi je trouve que j’ai raté cette partie... J’ai tenté de retouché de temps à autres, la dernière tentative datant de février 2005 mais rien n’y fait.
PS : J’accepte aussi les flames des Eiji-haters, lol. Ça me fera de la lecture amusante. *grin* J’ai hâte de finir la partie suivante, elle est bien entamée depuis très longtemps mais toujours en WIP. ^_^ EIJI je t’aime !! Qu’est ce que je vais faire de ce Tezuka... Si quelqu'un à une idée... (à part le faire conduire un camion pour écraser Eiji comme on me l'a déjà suggéré è.é)